L'homme qui marchait le long du trottoir boiteux.

Merci, à toi qui me laisse un long commentaire ce Vendredi vers six heures, je pense que tu te reconnaîtras. Grâce à toi, j'ai pensé à rouvrir ce vieux livre qui trônait sur mes étagères depuis que l'an dernier ma petite coccinelle m'avait parlé d'un type, dont j'avais gardé textes et photos chez mes grands parents et ce depuis longtemps. Ce monsieur disait que toute sa vie il avait cherché à comprendre, le sens de la pseudo-existence des humains. Il avait cherché à savoir toute sa vie. Il voulait toujours plus car il cherchait l'exactitude. En espérant, en écho à Camus que chez l'homme il y a plus de bon que de mauvais à observer, il cherchait désespérément. Puis il a finit par savoir : "Enfin je sais ! Je sais qu'on ne sait rien."
L'homme qui marchait le long du trottoir boiteux.

# Posté le jeudi 26 février 2009 18:00

Modifié le vendredi 06 mars 2009 14:20

Obsession.

Quand ton sommeil s'agite de sursauts saisissants,
Sous le ciel angoissé du destin, tu susurres,
Un à un, tes regrets paresseux, somnolents,
A la danse du serpent qui siffle en souriant.

Ton cri muet enlacé dans cette nuit sombre
Par la pâle et fraîche tiédeur du voile noir des ombres
Semble s'ettouffer en silence, et, alors,
En caresses s'insurge la rage des songes.

Les visages se figent en expression, et, seules
Elles miment la détresse, parodient l'inconscient,
Et les longues secondes t'avilissent et t'angoissent.

Ton souffle se fait court, tu avances dans l'impasse
Tu trépasses en bruits sourds, sans sentir ce sang chaud
Doucement s'éteindre. Esclave de tes angoisses.
Obsession.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 21 février 2009 14:43

Désabusé, il regardait l'horizon.

Dire que tout pouvait s'expliquer par l'enfance paraît à l'heure actuelle quelque chose de très tangible. Expliquer qu'un garçon aux moeurs simples a grandi dans une peur qui l'entourait, pour ainsi dire. Peur omniprésente encore aujourd'hui et qui se traduit dans tout un nombre de démarches que mon environnement social ne peut nier.
Tout pour chercher une meilleure fin. Se démarquer et adopter une attitude propre à susciter l'admiration dans le simple but d' "exister", quand tout le monde est déjà plus intéressant que soi. "Plaire pour se rassurer" disait le Doc', "typique des dépressifs". Volonté d'avoir une existence rêvée, mais au final qu'est-ce ? Et encore plus loin, à quoi bon ? Peuvent alors s'expliquer des lassitudes, des exaspérations, face aux choses qu'on disait mineure face au Dessein, grand et imbécile que nous promettent les romans de l'enfance.
Trouver un sens à la vie. Question existentielle mesdemoiselles, mesdames messieurs, non? "Est-ce là ton affaire, répondit le Derviche". Alors que Pangloss semblait devoir répondre non, je répond oui. Du moins, tant que notre vie a de la valeur à nos yeux. Plusieurs hypothèses s'offre à la triste pensée du bergeracois défiguré par l'effroi. Entretenir le rêve des autres, quand on peut encore rêver, c'est à dire avant que l'on apprenne que le père Noël n'est qu'une machination, visant à vider encore plus les porte-monnaies à Noël. Se laisser aller à un travail que l'on déteste, être un pion dans l'échiquier géant, puis s'en fermer dans la littérature, et ne faire que haïr ce qui nous entoure quand tout semble corrompu. Mais est-ce vraiment là, le bonheur existentiel ? Finir par se poser, loin des lassitudes qui nous tracassent et embrassent l'esprit, et oublier ses idéaux car de toute façon :
"La societé est la plus forte."
Désabusé, il regardait l'horizon.

# Posté le jeudi 19 février 2009 09:07

.

Échappes-toi, quand le vent file.

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 15:03

Break on Through (to the Other Side) - Les portes

Pas assez de choses à écrire, ou sûrement trop. Depuis combien n'ai-je pas réellement écris ? Une éternité, tellement lointaine, que je crois que mon cerveau se bloque parfois d'un plein à pars, propre à être évacué.

Mes envies vagabondes un peu partout, mais loin des sciences. La musique ? Comme fond seulement, je pourrais pas en vivre. Après, l'essentiel, je pense, c'est de ne pas rester tout le temps au même endroit à faire les mêmes choses. L'humanitaire, me tente beaucoup. L'Afrique, l'Amérique du Sud surtout. En plus, là-bas la musique suivrait. Le Pérou ...
Descendre au Sud en tout cas, Bordeaux, c'est déjà le Nord :p ...
Mais dans ce qui promet d'être un beau bordel, je veux surtout rester avec ce qui m'est précieux. Être seul c'est ne pas être.Toi, bien sûr, et tout ceux qui ont été là quelque part sur le chemin et que je vois de moins en moins. Timoté tu me manques énormément, Étienne c'est pareil, Audru euh ... Maney, 'fin bon, le bassiste aussi, bref' tout le monde...
Je cherche aussi des gens, pour l'an prochain monter un groupe. Ce serait un projet drôle, avec des personnages récurrents dans les chansons.

Bref' les gens, on va se jetter ensemble dans une année, vers l'inconnu, avec une situation qui change pas au Proche-Orient, avec une Terre qui continue de chauffer, mais des gens qui continue de s'aimer et d'aimer la consommation. -_-' Rien de neuf en 2009, le sens de la vie échappe toujours à l'homme même derrière les masques de puissance qu'il se donne. La terre est toujours aussi belle. Vous connaissez Eli "Parperboy" Reed ? C'est la classe.

Apprends-moi/
Break on Through (to the Other Side) - Les portes

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 07:06

Comme un poisson dans l'océan.

People try to put us d-down (Talkin' 'bout my generation)
Just because we get around (Talkin' 'bout my generation)
Things they do look awful c-c-cold (Talkin' 'bout my generation)
I hope I die before I get old (Talkin' 'bout my generation)

This is my generation
This is my generation, baby

Why don't you all f-fade away (Talkin' 'bout my generation)
And don't try to dig what we all s-s-say (Talkin' 'bout my generation)
I'm not trying to cause a big s-s-sensation (Talkin' 'bout my generation)
I'm just talkin' 'bout my g-g-g-generation (Talkin' 'bout my generation)

This is my generation
This is my generation, baby

Why don't you all f-fade away (Talkin' 'bout my generation)
And don't try to d-dig what we all s-s-say (Talkin' 'bout my generation)
I'm not trying to cause a b-big s-s-sensation (Talkin' 'bout my generation)
I'm just talkin' 'bout my g-g-generation (Talkin' 'bout my generation)

This is my generation
This is my generation, baby

People try to put us d-down (Talkin' 'bout my generation)
Just because we g-g-get around (Talkin' 'bout my generation)
Things they do look awful c-c-cold (Talkin' 'bout my generation)
Yeah, I hope I die before I get old (Talkin' 'bout my generation)

This is my generation
This is my generation, baby.

_______________________________________________ Où les fièvres intempestives du rock commence, le coeur s'envole et les illusions se créent. Vivre de tout. Ivre heureux. Avec les siens.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 03 janvier 2009 18:07

"[...] étouffés de dinde au marron. Elle plaît sous le signe de l'Hexagone [...]

"Il y a tant de choses à vivre,
Il y a tant de choses à faire,
Aller venir, parcourir,
Prendre chaque route à l'envers.
Jouer de tout comme autrefois,
Comme en apprenant la parole,
Parler beaucoup, autour de soi,
Tout se dessine ou se dérobe,
Se poser là sur le silence,
Le faire frémir, le faire vibrer,
Et bien s'aiguiser les défenses,
Au cas où, on ne sait jamais..."

Le bleu du mirroir - Debout sur le Zinc.

De quoi méditer pendant que je vous souhaite de bonnes fêtes à tous, et t'envoie tout mes mots si pauvres soient-ils en guise de cadeau, comme mon coeur entre tes mains.
Je t'aime ...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 11:16

.

Lis.

Cher Père Noël,

ça faisait longtemps que je ne t'avais pas écris. Cette année, j'aimerais bien que tu apportes un peu de mieux à connerie dans le monde, celle qui nous fait pleurer sur nos lits quand le soir on y repense, et celle qui nous fait nous lever si tôt le matin, pour crier notre haine contre elle. Des lois Darcos, aux 30 ans de famines en Somalie.
Ce matin, naissait dans les embruns blancs qui noyait la rue Valette, des courbes manuscrites qui dansaient et semblaient ne pas sentir le froid. Perchée sur sa féminité qu'elle sait admirée de toute part, elle scrutait du regards tous les recoins tranquants les moindres regards, qui iraient se perdre sur ses hanches folles. Le sourire de cette assurance sans limites, qu'impose les femmes solidaires et sûr d'elle même aux hommes, regardé amusé, les yeux parcourir ses lignes, sur lesquelles je m'étais égaré tant de fois.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant.

Une dernière chose Papa Noël, j'espère avoir été assez gentil pour demander qu'elle me croît quand je lui pose dans l'oreille mon coeur et ce qu'il ressent.

Un enfant qui ne cesse de grandir.

.

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 09:24

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 10:22

Ils vont recommencer maman. J'ai peur.


Bonsoir,
Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à
Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux
scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est
venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour
"un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on
apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les
joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention
(qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le
centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les
centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre,
les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille
était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus
tard.
Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la
Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider
en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
Leurs chaises d'école resteront vides.
C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les
écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à
l'école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci,
Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38



[La vidéo n'a rien a voir mais est tout aussi édifiante.]

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 15:55

Next.

Chapeau bas, impaire zippé. Il fait froid. Le faux soleil de Novembre, qui laisse, à l'air son chemin libre et vagabond, nous suffit. Berçant nos illusions, il caresse l'espoir naissant dans l'âpre amertume d'un réalité, aux milles vérités.
______#

Quand le lycée, est une machine à tuer les rêves, à tuer les dernières traces d'enfants qui court en nous.
"Papa, l'arbre vert il a encore grandit depuis le début du printemps !"


"Les bourgeons apicaux et méristématiques se développent, nottament grâce à l'aide d'hormones végétales."


Les marcheurs de rêves aux cris silencieux, qui se balladent à la pleine lune un soir d'été, comprennent pourquoi, on ne peut s'empêcher, de n'accepter qu'une partie de la lumière, prétextant, de préférer une autre composition de lumière. Pourquoi la S est-elle la série dominante, à quoi sert-elle à pars de faire de nous des êtres incapables de parler sans s'appuyer sur un document, ou justifier par x ou y qu'on a raison ? C'est très personnelle comme impression, évidemment, je peux pas être impartial. J'ai peur de ce qu'il nous prépare, là-haut, l'autre abrutit élyséen.
______#

À trop analyser, une vie qui se résume à dépenser du temps sur Terre, selon ce qui nous semble important; on finit par vexer ceux auxquels on tient le plus. ( J'avais pas à écrire, mais j'ai pas pu faire autrement. Désolé :s )
Reprendre le chemin de Mirleft. Regarder à gauche. Figer son regard dans un monde qui n'est pas le notre, le temps de mieux apprécier nos chances, nos différences. Faire une fondue, de toute façon on est tous dans le même bateau.
______#

Prendre ses bagages de papillon, prendre de la poudre magique, pour un voyage à dos de Bulle, dans un ciel aux couleurs vraies. Lire dans les étoiles. Adorer ce qu'on adore, pleurer pour ceux qui pleure. Être là, comme on le sera toujours.
______#

Profiter de la vie. Avec toi.

Mathilde merci.
Next.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 18:22