Dire que tout pouvait s'expliquer par l'enfance paraît à l'heure actuelle quelque chose de très tangible. Expliquer qu'un garçon aux moeurs simples a grandi dans une peur qui l'entourait, pour ainsi dire. Peur omniprésente encore aujourd'hui et qui se traduit dans tout un nombre de démarches que mon environnement social ne peut nier.
Tout pour chercher une meilleure fin. Se démarquer et adopter une attitude propre à susciter l'admiration dans le simple but d' "exister", quand tout le monde est déjà plus intéressant que soi. "Plaire pour se rassurer" disait le Doc', "typique des dépressifs". Volonté d'avoir une existence rêvée, mais au final qu'est-ce ? Et encore plus loin, à quoi bon ? Peuvent alors s'expliquer des lassitudes, des exaspérations, face aux choses qu'on disait mineure face au Dessein, grand et imbécile que nous promettent les romans de l'enfance.
Trouver un sens à la vie. Question existentielle mesdemoiselles, mesdames messieurs, non? "Est-ce là ton affaire, répondit le Derviche". Alors que Pangloss semblait devoir répondre non, je répond oui. Du moins, tant que notre vie a de la valeur à nos yeux. Plusieurs hypothèses s'offre à la triste pensée du bergeracois défiguré par l'effroi. Entretenir le rêve des autres, quand on peut encore rêver, c'est à dire avant que l'on apprenne que le père Noël n'est qu'une machination, visant à vider encore plus les porte-monnaies à Noël. Se laisser aller à un travail que l'on déteste, être un pion dans l'échiquier géant, puis s'en fermer dans la littérature, et ne faire que haïr ce qui nous entoure quand tout semble corrompu. Mais est-ce vraiment là, le bonheur existentiel ? Finir par se poser, loin des lassitudes qui nous tracassent et embrassent l'esprit, et oublier ses idéaux car de toute façon :
"La societé est la plus forte."